Thursday, June 5, 2014

NBA : l’heure de la revanche des Spurs a sonné


Crédits : NBA.com



Un an d’attente. Un an qu’ils ressassent ce tir assassin de Ray “Jesus” Allen alors que le titre leur tendait les bras. Un an que les joueurs et les fans des Spurs espèrent retrouver le Heat pour effacer la cruelle défaite des finales 2013 .


Miami et San Antonio disputent dans la nuit de jeudi à vendredi (à 3 heures du matin) le premier match des finales NBA 2014. Dans ce duel au sommet entre deux équipes que tout oppose, les Spurs auront l’avantage de disputer les deux premiers matchs à domicile grâce à leur meilleur bilan en saison régulière. Pour nous Frenchies, incorrigibles chauvins, cette série sera l’occasion de suivre les performances de Boris Diaw, à la poursuite de son premier titre, et de Tony Parker, qui tentera de décrocher le quatrième trophée Larry O’Brien de sa carrière.


Les Spurs, qui comptent quatre titres à leur palmarès, vont disputer la finale NBA pour la sixième fois de leur histoire, alors que le Heat tentera de décrocher un troisième titre consécutif, le fameux “Three Peat”, après être devenue la troisième équipe après les Boston Celtics (10 finales de suite entre 1957 et 1966) et les Los Angeles Lakers (de 1982 à 1985) à disputer quatre finales consécutives.


La revanche. Personne, à Miami comme à San Antonio, n’a oublié ce fameux match du 18 juin 2013. Alors que les Spurs menaient de cinq points (89-94) à 28 secondes de la fin de la sixième manche sur le parquet de Miami, LeBron James ramenait les siens sur un tir primé, à 20 secondes du buzzer, avant que Ray Allen ne rentre un trois points venu d’ailleurs pour arracher l’égalisation, et la prolongation. La suite est connue : le Heat remporte ce match, le suivant et donc son deuxième titre consécutif (4-3) au terme d’une finale aussi passionnante que cruelle pour les Spurs. “Nos gars ont grandi grâce à cette défaite de l’année dernière. Ça demande beaucoup de courage. Je suis vraiment fier d’eux et encore plus content pour eux”, a martelé l’entraîneur des Spurs Gregg Popovich. 


Aux yeux de “coach Pop”, le cru 2014 des Spurs est meilleur que celui de 2013 : “On n’a plus de profondeur de banc, Kawhi Leonard a mûri, les joueurs ont grandi grâce à cette défaite si dure à accepter, a-t-il insisté. Tim Duncan, qui était passé à côté de sa finale en 2013, est encore plus impatient que son entraîneur à l’idée d’affronter Miami : “On est prêt pour les rencontrer. On pourra se servir de l’expérience de l’an dernier. On va regarder des vidéos. On a encore ce goût amer dans la bouche”. LeBron James, lui, s’est montré plus direct : “Ils (les Spurs) ne nous aiment pas. C’est sûr. Je peux le sentir dans les déclarations de Timmy (Duncan). Ils nous voulaient, ils nous ontLes deux équipes ont leurs sources de motivation. Ils ont les leurs. Nous avons les nôtres. Que le meilleur gagne”.


Le parcours de deux équipes. Miami et San Antonio ont connu des trajectoires sensiblement différentes pour atteindre cette finale. Disputant seulement 15 matchs contre 19 aux Spurs, LeBron James et ses coéquipiers de Miami ont d’abord balayé la jeune et talentueuse équipe des Bobcats de Charlotte (4-0), puis surclassé Brooklyn (4-1) et enfin écœuré Indiana (4-2) en finale de conférence dans une série que tout le monde attendait plus accrochée. Si le niveau de l’opposition a été croissant, Miami n’a pas eu à affronter des adversaires du calibre de ceux rencontrés par les Spurs dans une conférence Ouest au niveau bien plus relevé que dans la conférence Est.


Les Spurs ont en effet dû batailler ferme pour retrouver les Finales. Après une victoire en sept matchs face aux Dallas Mavericks au premier tour, les coéquipiers de Tony Parker se sont plus facilement imposés face aux Trailblazers de Portland de Nicolas Batum (4-1), avant de venir à bout du Thunder d’Oklahoma du MVP Kevin Durant (4-2). Reste à savoir si le repos supplémentaire dont ont bénéficié les joueurs de Miami sera un atout ou si, au contraire, les Spurs sauront surfer sur la confiance et le rythme acquis face à des adversaires de très haut niveau.


A noter que les deux équipes se sont affrontées deux fois au cours de la saison régulière :  Miami a mis 12 points aux Spurs en Floride fin janvier. Les Texans ont pris le large et se sont imposés de 24 longueurs à la maison début mars.


Le(s) facteur(s) X. Plus que Chris Bosh – l’intérieur qui ne joue pas à l’intérieur – Ray Allen est peut être la véritable troisième pointe du Big Three de Miami, celui capable de faire basculer un match sur des tirs décisifs. Déjà détenteur du record du nombre de tirs à trois points en saison régulière et en playoffs, il pourrait devenir le joueur ayant inscrit le plus de shoots derrière l’arc en finale. Avec 46 paniers, il pointe à 10 unités derrière Robert Horry, qui avait établi ce record en sept finales, alors qu’Allen va peut-être en avoir besoin que de quatre. Les performances du meneur de jeu Mario Chalmers et du pivot Chris Andersen – qui avait apporté toute sa combativité et son expérience lors de la conquête du titre la saison passée – seront déterminantes pour le Heat, qui aura besoin d’un banc performant pour atteindre son rêve de triplé.


Car de son côté, San Antonio compte presque autant de facteurs X que de joueurs sur le banc. C’est la force de cette équipe, à l’image du Français Boris Diaw, rouage essentiel du système de Gregg Popovich, auteur de 26 points lors du dernier match des Spurs face à OKC. Manu Ginobili, décevant lors des dernières finales, semble cette fois en mesure de faire la différence en sortie de banc. “El Manu” a achevé les Mavericks de Dallas au premier tour et tournait à plus de 15 points de moyenne (et 50 % derrière l’arc) face à OKC. La défense de Kawhi Leonard sur LeBron James, ainsi que les performances de Danny Green, voire de l’Italien Marco Bellineli, seront des facteurs décisifs dans cette finale.


Duel de géants. On ne présente plus LeBron James et son incroyable palmarès : deux titres de champion, quadruple MVP de la saison régulière, double MVP des finales, rookie de l’année 2004,… Le King tourne en moyenne depuis le début de ces playoffs à 27,1 points, 6,8 rebonds et 5 passes. Mais face à lui se dressera une autre légende, le gentil géant natif des Iles Vierges, Tim Duncan.


A 38 ans, “Mister Fundamental” tient peut-être là sa dernière chance d’ajouter un cinquième titre NBA à son palmarès après ceux conquis en 1999, 2003, 2005 et 2007. Mais, à la différence de LeBron James, Tim Duncan, élu rookie de l’année en 1998, MVP à deux reprises (2002 et 2003), trois fois MVP des finales (1999, 2003, 2005), a bâti sa carrière et son palmarès dans le club de ses débuts, alors que LeBron james a dû quitter son équipe de Cleveland pour commencer à remporter des titres.


Les Etats-Unis derrière les Spurs. San Antonio sera majoritairement soutenu par les fans américains de basket pendant les Finales NBA. C’est le résultat d’un sondage publié sur le site d’ESPNauquel plus de 400 000 personnes ont participé. La Floride est le seul Etat qui supportera majoritairement le Heat selon ce scrutin,  A noter que les résultats sont identiques à l’international. Au final, plus de 55 % des votants souhaitent voir les Spurs de Tony Parker l’emporter en Finales.


sondage espn


L’infirmerie. Blessé à la cheville en finale de conférence face à Oklahoma City, Tony Parker sera bien présent sur le parquet jeudi soir pour le match 1 de la finale. “Je ne serai peut-être pas à 100 % mais je serai là”, a assuré le meneur tricolore. Avec une moyenne de 30,8 minutes de jeu par match depuis le début de ces playoffs, Tony Parker a été ménagé par son coach, comme sur l’ensemble de la saison, et bien suppléé par l’Australien Patty Mills.


Si San Antonio s’inquiète de l’état de la cheville de Parker, Miami tremble pour le genou de Dwyane Wade. Souvent absent cette saison à l’instar de Parker, “Flash” est toutefois impeccable depuis le début des playoffs. Il tourne ainsi à 18,7 points de moyenne, avec un improbable taux de réussite de 52 % aux tirs, et s’est montré plus efficace que jamais dans le money time avec 56 % aux tirs dans les derniers quarts.


Programme des Finales :


Game 1 : San Antonio-Miami (05/06)
Game 2 : San Antonio-Miami (08/06)
Game 3 : Miami-San Antonio (10/06)
Game 4 : Miami-San Antonio (12/06)


Si nécessaire :


Game 5 : San Antonio -Miami (15/06)
Game 6 : Miami-San Antonio (17/06)
Game 7 : San Antonio -Miami (20/06)


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